Architecte

Pour toute construction, rénovation ou transformation nécessitant un permis préalable, la loi du 20 février 1939 (protection du titre et de la profession d’architecte) oblige (sauf certaines exceptions) le maître de l’ouvrage à charger un architecte d’établir les plans, puis de contrôler l’exécution des travaux.
Plusieurs possibilités s’offrent au candidat bâtisseur pour mener à bien son projet. Parmi celles-ci, deux formules existent principalement en Belgique.
Une maison ou une rénovation à votre image.
Par ce procédé, vous demandez à un architecte de concevoir la maison qui répond à vos aspirations personnelles. Pour la réalisation de cette demeure, vous (= le maître de l’ouvrage, le candidat bâtisseur) et l’architecte opérez désormais de concert. L’exécution des travaux est ensuite confiée à un ou plusieurs entrepreneurs.
Cette option est la plus répandue dans notre pays : l’architecte conçoit votre habitation et l’exécution des travaux et vous conseille pendant tout le processus de construction. Cette formule exige dès lors une très bonne relation de confiance. En tant que maître de l’ouvrage, vous êtes libre de gérer votre budget et de choisir votre (vos) entrepreneur(s).
Une maison dite « clef sur porte ».
Dans ce cas, vous achetez une maison-type auprès d’un promoteur. Le promoteur choisit ou propose l’architecte. Etant donné que cet architecte intervient pour le compte du promoteur, on peut difficilement prétendre qu’il défende vos intérêts de futur propriétaire.
Pour protéger vos intérêts, l’Ordre des Architectes conseille de vous entourer d’un autre architecte de votre choix. Totalement indépendant du promoteur, cet architecte-conseil vous assistera dès la signature du contrat de construction jusqu’à la réception des travaux.
Pour de plus amples informations sur le sujet, consultez le site de l’Ordre des Architectes.

Audit thermographique

Méthode produisant des images du bâtiment par rayonnement infrarouge. Ces images aident à identifier les parties de l’enveloppe extérieure qui présentent une température de surface différente de celle attendue, et mettent en évidence des défauts d’isolation ou d’étanchéité à l’air.

Barrière étanche

La barrière étanche à l’air signifie la limite physique du volume étanche du bâtiment.
La barrière étanche:
• doit se prolonger de manière continue sur tous les plans et toutes les coupes (comme pour l’isolation),
• peut être positionnée à n’importe quel endroit de l’enveloppe
– si côté extérieur de l’isolant, elle est perméable à la vapeur d’eau,
– si côté intérieur de l’isolant, elle constitue le pare-vapeur.

Certificat PEB

La règlementation PEB, qui concerne les prestations énergétiques des bâtiments, impose des exigences au niveau de l’isolation thermique, de la ventilation, des installations de chauffage et de la climatisation.
Dans le cadre de cette règlementation, un certificat légalement obligatoire doit être présenté à l’acheteur/au locataire en cas de vente/location d’une habitation, d’un bâtiment, d’un appartement ou d’un studio, et qui l’informe des performances énergétiques du bâtiment.
Le certificat PEB mentionne le score énergétique (en Kwh/m²) et fournit une valeur repère d’utilisation en fonction de la surface habitable.
En outre, le certificat PEB informe des mesures d’économie d’énergie permettant d’atteindre un meilleur score énergétique. Le certificat PEB a une durée de validité de 10 ans et est établi par des experts agréés.
Á noter que le certificat PEB n’est pas la même chose qu’un audit énergétique ou un rapport PEB. Voir également le lexique PEB.

Charpente à fermettes

La charpente à fermettes se distingue de la charpente traditionnelle dans ce sens que les éléments constructifs montants, notamment les fermettes remplacent les pannes et les chevrons. Elles se succèdent généralement tous les 45 à 60 cm. La fermette est donc souvent triangulaire en forme de A, adaptée à la forme de toit et supportant la couverture. La stabilité de la charpente est dans un premier temps déterminée par l’ancrage de la toiture dans la construction qui la supporte. Ainsi, la deuxième composante d’une charpente à fermettes est la sablière, une poutre en bois (généralement de section 63 mm x 175mm), qui sert de base ancrée dans la construction porteuse. Pour la plus grande partie des habitations privées, le charpentier assemble les fermes manuellement sur place. Le bois utilisé est essentiellement une essence résineuse.Une autre possibilité consiste à préfabriquer la ferme en atelier ou en usine, en entier ou partiellement, souvent à l’aide de la précision des machines à commande numérique.

Chevrons

Un chevron répartit le poids de la toiture sur les pannes. Il est disposé dans le sens de la pente avec un entraxe (distance d’axe en axe) de 50 à 60 cm maximum, suivant le type de couverture. Les sections de bois classiques dérivées du chevron au sens strict sont de 11 x 8 cm, 9 x 6 cm et 5 x 4,5 cm (hauteur x largeur)

Compacité d’un bâtiment

La compacité d’un bâtiment est le rapport entre son volume protégé (chauffé) et sa surface de déperdition (l’enveloppe extérieure du bâtiment): C=V/A. Le rapport inverse nommé facteur de compacité ou coefficient de forme est également utilisé: Cf=A/V. La compacité est donc meilleure lorsque le facteur de compacité est plus faible.

Une partie de l’énergie consommée dans un bâtiment est dissipée au travers des parois extérieures. Le volume protégé (chauffé) nécessaire est fonction des besoins en locaux du bâtiment selon sa destination. Pour un volume protégé fixé (V) la réduction des surfaces de déperdition (A) permet de diminuer le facteur de compacité (Cf) d’un bâtiment , donc d’améliorer sa compacité (C). La compacité d’un bâtiment dépend de:

  • Sa forme: la sphère est idéale, le cube est une bonne solution.
  • Sa taille: pour une même forme, le facteur de compacité diminue avec sa taille.
  • Ses caractéristiques de contact: Les parois mitoyennes ne sont pas considérées comme des surfaces de déperdition. Les maisons mitoyennes ainsi que les immeubles à appartements de plusieurs étages ont une meilleure compacité.

Plus un bâtiment est compact, plus il est facile d’atteindre des performances énergétiques élevées. Pour une même performance, les épaisseurs d’isolant nécessaires sont moins importantes. Les parois extérieures ont un coût économique et écologique important. Réduire leur surface permet de diminuer les déperditions, le coût et l’impacte des bâtiments sur l’environnement.

Condensation

La condensation signifie le passage de l’humidité, toujours présente dans l’air, de l’état gazeux (vapeur) à l’état liquide (gouttelettes de buée). Ce phénomène se produit du moment que la température ambiante de l’espace, ou la température de certains éléments dedans, descend jusqu’au point de rosée. Dans la construction on distingue la condensation de surface (ponts thermiques!) à la condensation interne (diffusion ou transport de vapeur, convection ou transport de l’air). La présence, souvent non remarquée, de liquide de condensation peut entraîner la moisissure et des dégâts à la construction.

Condensation interne

La condensation interne se produit lorsque dans les parois extérieures (ou du volume protégé) la température atteint le point de rosée, et la vapeur d’eau (en migration dans le mur) se modifie en liquide de condensation. La présence de cette vapeur provient généralement de l’humidité de construction, de la convection, de la diffusion. La condensation interne peut provoquer entre autres la putréfaction des éléments constructifs. Elle est également néfaste pour l’isolation de l’espace puisqu’un matériau isolant humide perd une partie de sa performance. Une bonne construction de parois et de toiture est donc perméable à la diffusion de vapeur, avec un frein-vapeur ininterrompu sur la face chaude (intérieure).

Conductivité thermique

La conductivité thermique ou conductibilité thermique est une grandeur physique caractérisant le comportement des matériaux lors du transfert thermique par conduction. Elle est notée λ (lambda) (ou k en anglais), et exprimée en W/m.K.. (Le watt par mètre-kelvin (W⋅m-1⋅K-1), est l’unité SI (Système International) de la conductivité thermique. C’est la conductivité thermique d’un corps homogène isotrope dans lequel une différence de température de 1 kelvin produit entre deux plans parallèles, de 1 mètre carré de surface et distants de 1 mètre, un flux thermique de 1 watt.il est donc équivalent à W/(m⋅K) = W/(m⋅°C) (source Wikipédia)

Confort acoustique

Le confort acoustique résulte de la protection contre les nuisances sonores tant extérieures qu’intérieures, et la qualité de l’ambiance sonore intérieure

Construction bois

Une construction en bois se caractérise par le fait que tous les éléments portants sont en bois. Deux techniques sont principalement utilisées : la construction à ossature en bois et la construction en bois massif. Une habitation en bois est beaucoup plus légère qu’une habitation traditionnelle. Elle exige une portance moyenne de 1 kg/cm² au lieu de 2,5 kg/cm². Une habitation en bois nécessite donc des fondations moins lourdes. Cette technique permet de bâtir sur des terrains à faible portance. Le bois offre de nombreuses possibilités pour la construction d’étages supplémentaires sur une habitation existante par exemple. La construction en bois est rapide et économique. Les éléments en bois sont généralement pré-assemblés. Il suffit donc de les monter sur chantier et de les ancrer sur la dalle en béton. Le gros œuvre est ainsi rapidement imperméable à l’eau et au vent et prêt pour les finitions. La construction d’une telle habitation n’est, en outre, que peu ou pas tributaire des conditions météorologiques. Les fondations plus légères représentent également un poste d’économies important. La construction en bois est en outre une « technique sèche ». La construction et la finition d’une habitation traditionnelle requièrent en effet 6.000 litres d’eau en moyenne. Une habitation en bois ne doit donc pas être chauffée pour être séchée. L’isolation thermique du bois est beaucoup plus élevée que celle des matériaux de construction classiques. La construction en bois constitue, de ce fait, une technique durable et prometteuse, permettant la construction de maisons basse énergie ou passives. Le bois constitue un tampon naturel pour le climat intérieur : le réchauffement et le refroidissement sont beaucoup plus lents et homogènes que dans le cas d’autres matériaux. Le taux d’humidité reste donc plus stable, ce qui limite l’activité des moisissures, des acariens, des virus et des bactéries. Le bois réduit aussi le risque d’allergies et d’infections des voies respiratoires. Le bois dégage également une certaine chaleur : la température intérieure ressentie d’une habitation en bois est en moyenne deux degrés supérieure à celle d’une habitation traditionnelle. L’isolation acoustique du bois est également élevée. Enfin, les maisons en construction bois ont prouvé leur pérennité. (source:Eurobois)

Contre-latte

La contre-latte est une tringle de bois (de section 10 × 50 mm tot 22 × 75 mm), qui se met de haut en bas entre les chevrons d’un toit et les lattes à panne. Le contre-lattis crée donc un espace de ventilation et d’éventuel écoulement entre le lattis et le voligeage.

Convection

La convection thermique est un mouvement de fluide (liquide ou gaz) suite à un écart de température ou de pression. Des imperfections dans l’étanchéité (fentes et interstices) permettent à l’air de traverser les parois extérieures. Il en résulte une déperdition de chaleur, avec le risque de condensation interne.

Coordinateur sécurité

Il est obligatoire de désigner un coordinateur de la sécurité pour tous les travaux de construction lorsqu’au moins deux entrepreneurs sont amenés à intervenir simultanément ou successivement sur le chantier. Cette obligation s’applique à tous les types de travaux, et donc également à la rénovation de la cuisine ou la transformation de la salle de bain. La réglementation est toutefois plus souple pour les plus petits chantiers (c’est-à-dire ayant une superficie totale inférieure à 500 m²). En cas de travaux de rénovation ou de transformation, il faut uniquement tenir compte de la superficie qui est rénovée ou transformée. Moyennant certaines conditions bien précises, les entrepreneurs et les architectes peuvent eux-mêmes assurer la coordination de la sécurité sur les plus petits chantiers. Si toutefois ni l’entrepreneur, ni l’architecte ne satisfont à ces conditions plus souples, vous devrez alors faire appel à un coordinateur de sécurité agréé (externe).
La coordination de la sécurité durant la phase de conception et la coordination pendant la réalisation des travaux ne doivent pas être assurées par une seule et même personne. Qui désigne le coordinateur de sécurité? Pour les travaux d’une superficie inférieure à 500 m², c’est l’architecte, ou à défaut l’entrepreneur, qui doit désigner le coordinateur de sécurité. L’architecte est aussi responsable de l’organisation de la coordination de sécurité.
Pour les travaux d’une superficie supérieure à 500 m², c’est le maître d’ouvrage qui doit désigner le coordinateur de sécurité. Il porte alors la responsabilité de l’organisation de la coordination. Le coordinateur de sécurité doit établir un plan de sécurité et de santé avant que les travaux ne commencent. Que coûte un coordinateur de sécurité?
Le coût de la coordination de la sécurité est toujours à charge du maître d’ouvrage.
Il n’existe pas de tarifs réglementaires.  En général, le tarif est calculé sur la base du degré de difficulté et de la durée des travaux.

Durabilité

Durabilité au sens général Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. Cette première définition a été instaurée par le Rapport Brundtland, officiellement intitulé Notre avenir à tous (Our Common Future). Le rapport fut rédigé et publié en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’ONU, dont la présidente était la Norvégienne Gro Harlem Brundtland. Utilisé comme base au Sommet de la Terre de 1992, le rapport utilise pour la première fois l’expression de ‘sustainable development ‘, traduit en français par ‘développement durable’. La deuxième édition francophone du rapport (maison d’édition québécoise Les Éditions du Fleuve en 1988) apporte de nombreuses améliorations au manuscrit et remplace développement durable par développement soutenable, tel que demandé par la Commission. L’éditeur québécois ajoutera en 1989: « Cependant, développement durable semble être mieux accepté que développement soutenable, du moins en Amérique.

Dans l’industrie et la technologie du bois, la notion de durabilité est tout-à-fait spécifique. Les bois peuvent être classés selon leur durabilité, c’est à dire le degré de résistance du duramen aux champignons (sans considérer les attaques d’insectes). Une norme européenne en a défini les 5 classes de durabilité naturelle (ou classes d’emploi), allant de la classe I (très durable-plus de 25 ans) à la classe V (périssable -moins de 5 ans). L’aubier n’est jamais durable et appartient à la classe de durabilité naturelle V.Quelques essences indigènes couramment utilisées dans la construction:

  • cl.I – très durable: robinier, afzélia;
  • cl.II – durable: if, thuya, châtaignier, chêne;
  • cl.III – moyennement durable: douglas, mélèze, noyer, méranti;
  • cl.IV – faiblement durable: pin, épicéa, orme, fraké (limba);
  • cl.V – non durable: érable, frêne, hêtre, peuplier, tilleul.

La résistance naturelle contre l’attaque des insectes n’est pas catégorisée. Une espèce de bois est susceptible d’être attaquée par un insecte spécifique ou ne pas l’être. Les principaux insectes attaquant le bois dans le bâtiment sont le capricorne (pour les résineux), le Lyctus (pour  les bois feuillus), la petite vrillette communément appelée « ver à bois ». Un traitement de préservation permet d’éviter l’attaque par des insectes.

Il ne faut pas confondre la classe de durabilité avec la classe de risque, qui est aussi une échelle (européenne) de 1 à 5, mais inversée: le risque le plus élevé est le 5. La durabilité d’une essence est, dans la pratique, souvent augmenté par un traitement spécifique. Le procédé de préservation du bois dépend de sa classe de risque. Par exemple, le bois utilisé en intérieur sec (Cl.1) est traité A.1, le bois en contact avec l’eau salée (Cl.5) exige une préservation A5. (source Eurobois)

Frein-vapeur

Le frein-vapeur est un film ou autre matériau étanche à l’air, possédant une résistance à la vapeur limitée (entre 2 et 30 m). Le frein-vapeur protège la construction, du côté chaud (intérieur) de l’isolation, contre l’intrusion de vapeur d’eau. La règlementation PEB, qui concerne les prestations énergétiques des bâtiments, impose des exigences au niveau de l’isolation thermique, de la ventilation, des installations de chauffage et de la climatisation. Par diffusion, la vapeur continue à migrer au travers du frein-vapeur, mais beaucoup moins que la vapeur qui se diffuserait par convection dans la construction (p.e. via une fente). Une bonne étanchéité à l’air du frein-vapeur, en chevauchant ou en raccordant correctement les rubans, est donc primordial. La résistance à la diffusion de vapeur ne doit pas être trop élevée. Un frein-vapeur trop imperméable, s’approchant d’un réel pare-vapeur, peut s’avérer nuisible en été avec l’apparition de condensation estivale.

Voir le lien: https://www.passif-pas-cher.be/informations/la-maison/les-plans/parties-protegees-car-parc/

Géothermie

La température de la terre augmente proportionnellement avec la profondeur: c’est le gradient géothermique. Il vaut en moyenne 3°C/100 m en Belgique. La géothermie est à la fois l’extraction et l’utilisation de cette chaleur. Selon le niveau de température, on distingue différents types de géothermie, auxquels correspondent différents usages. Á l’échelle du bâtiment, la géothermie est de type ‘très basse énergie’ et permet une utilisation directe de la chaleur/fraîcheur du sol: des forages peu profonds (moins de 100 m) vont capter les calories contenues dans le sol et l’eau du sol afin, soit de rafraîchir les locaux sans l’aide de pompe à chaleur (PAC) (slab cooling), soit de chauffer / refroidir le bâtiment à l’aide de PAC. (Pompe A Chaleur).

Imposte

Elément supérieur vitré, généralement étroit, du châssis qui peut être un ouvrant ou non.

Indicateur de surchauffe

L’indicateur de surchauffe est exprimé en Kh (kelvin-heure). Cet indicateur représente les gains solaires non utilisables, ou en particulier les gains solaires non emmagasinés dans la construction. Plus le chiffre Kh est élevé, plus le risque d’inconfort dû à la surchauffe augmente. (Le kelvin (symbole K, du nom de William Thomson, Lord Kelvin) est l’unité SI de température thermodynamique).

Inertie thermique

L’inertie thermique peut être définie comme la capacité d’un matériau à accumuler de la chaleur ou de la fraîcheur, puis à la restituer. Elle est évaluée à l’aide des deux paramètres suivants: la diffusivité et l’effusivité. L’inertie permet donc d’écrêter, d’aplanir les pics de température de jour, comme de nuit. L’inertie thermique d’une paroi sera surtout déterminée par les propriétés des couches superficielles. Ces couches offriront une inertie élevée si les matériaux qui les composent ont • une effusivité élevée (sensation de «froid» que donne le contact avec un matériau) • une diffusivité faible (déphasage important entre le moment où la chaleur arrive sur une face du mur et le moment où elle atteint l’autre face). S’agissant d’un comportement dynamique, l’effet d’inertie thermique est donc difficilement quantifiable. Ici, tout comme dans le cadre de la PEB, l’inertie thermique est définie comme la capacité de stockage de la chaleur.

Isolation thermique

L’isolation thermique est la propriété d’une paroi, d’une construction, de réduire le transfert d’énergie thermique (chaleur) d’un côté à l’autre.

Laine de bois

Les premières mentions écrites de la laine de bois datent d’environ 1840 (entre autres 1842 Wrocław, Pologne, des panneaux à base d’aiguilles de pin sylvestre). Dans le courant de son histoire européenne et nord-américaine, nombre de méthodes de fabrication ont été utilisées, comme par exemple la décomposition du bois par l’acide sulfurique. De même, les applications étaient très diverses : carburateurs, feuilles chirurgicales absorbantes, matelas, ours en peluche, et surtout l’emballage d’objets délicats. Aujourd’hui, la laine de bois est un matériau isolant fabriqué à base de copeaux ou fibres de bois d’une épaisseur de 0,01 à 0,5 mm. Généralement en provenance de la gestion forestière d’essences aussi bien dures que tendres, et issus de bois et taillis à section trop menus (émondes, rémanents, sciage). Les destinations principales sont l’emballage et les panneaux de laine de bois. Pour les panneaux, la laine de bois est souvent liée par le ciment ou la magnésite. Elle peut être mélangée avec des fibres synthétiques ou avec d’autres fibres naturelles tel que le chanvre en vue d’augmenter encore sa capacité isolante. Dans la construction, les panneaux s’utilisent comme isolants thermiques et acoustiques, comme paroi séparative légère, comme embellissement. Ils existent soit en format rigide soit semi-flexible. (Source: Eurabo)

Loi Breyne

La loi du 9 juillet 1971 réglementant la construction et la vente d’habitations, mieux connue sous le nom de « Loi Breyne », offre une protection étendue à celui qui fait construire sa maison ou à l’acheteur d’un terrain à bâtir (vente clé sur porte) ; cette loi est réputée avoir « force obligatoire », ce qui signifie qu’elle comporte des dispositions strictement obligatoires (on ne peut y déroger). La loi Breyne vise également à garantir une information complète et correcte au futur propriétaire. D’où l’existence de certaines mentions écrites obligatoires dans les contrats.Les garanties offertes par cette loi sont, entre autres : l’avance versée à la conclusion du contrat ne peut excéder 5 % du montant total du contrat ; de strictes modalités de paiement imposant le paiement du solde par tranches lesquelles ne peuvent être supérieures à la valeur des travaux déjà exécutés ; la fixation à l’avance du prix total du contrat ; l’obligation de procéder à la réception du bâtiment en deux phases, à savoir : la réception provisoire, et la réception définitive un an au minimum après la réception provisoire ; une garantie obligatoire, qui peut aller jusqu’à 100 % ; des responsabilités clairement définies : le vendeur est responsable des vices cachés, et sa responsabilité est engagée pendant dix ans pour tout grave défaut, même si ce défaut était déjà visible au moment de la réception définitive. Outre leur devoir d’information, la loi accorde également au notaire et à l’architecte un rôle de contrôle et de médiation. Toute disposition d’un contrat en contradiction avec la loi Breyne est enfin réputée nulle et non avenue. Attention: il est possible de conclure soi-même des contrats séparés avec différents entrepreneurs, chargés de l’exécution de parties distinctes de votre maison, comme par exemple : le gros oeuvre, la toiture, le chauffage, l’électricité, les travaux de peinture, etc.
Néanmoins, l’architecte devra rester le superviseur des travaux, en ce sens qu’il doit veiller à la coordination entre les divers entrepreneurs. Dans ce cas bien précis de contrats multiples, la loi Breyne n’est pas d’application. [source: SPF Économie]

Maison basse-énergie.

Le standard basse énergie vise une diminution des consommations en énergie de chauffage en veillant à assurer un niveau d’isolation assez élevé. Contrairement à une maison passive, on ne peut pas se passer d’un système « traditionnel de chauffage » et l’utilisation d’une ventilation mécanique double flux intégrant un échangeur de chaleur dépendra de la volonté de diminuer les besoins nets en énergie de chauffage et/ou du souhait d’obtenir une qualité de l’air différente.

La définition des critères du standard basse énergie est assez ambigüe. Certains parlent de 60kWh/(m².an), d’autre 30kWh/(m².an) ou encore 45kWh/(m².an). Le standard basse énergie définit en Région de Bruxelles-Capitale est le suivant : la demande énergétique totale pour le chauffage et le refroidissement des pièces doit rester limitée à 60kWh/(m².an) de surface de référence énergétique. A noter qu’il existe également un standard « très basse énergie » en Région de Bruxelles-Capitale définit comme suit : la demande énergétique totale pour le chauffage et le refroidissement des pièces doit rester limitée à 30kWh/(m².an) de surface de référence énergétique. • Une consommation en énergie primaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et les auxiliaires électriques inférieure ou égale à 150 kWh/m².an  En Région Wallonne et, de manière générale, pour l’ensemble de la Belgique il existait jusqu’au 31 décembre 2011 un critère « basse énergie » fédéral.

Maison bioclimatique

Ce type d’habitation relève d’un concept déjà un peu plus global. Ce n’est un standard énergétique à atteindre, mais plutôt une énumération de recommandations à mettre en place pour bénéficier d’une habitation encore plus performante et respectueuse de l’environnement.  En effet, une habitation bioclimatique sera conçue de manière à exploiter au maximum les apports solaires et la circulation naturelle de l’air pour réduire les besoins en énergie de chauffage et de refroidissement. Les habitations basse-énergie, passives et zéro-énergie peuvent donc être des habitations dites « bioclimatiques ».

Maison passive

Une maison passive est un bâtiment économe en énergie. Les pertes de chaleur sont tellement limitées qu’un faible apport de chauffage est suffisant. Pendant l’hiver, la puissance d’un fer à repasser (+- 2000 W), permet déjà de la chauffer. La consommation totale d’énergie de la maison passive est < 120 kWh/(m².an) d'énergie primaire, et le besoin en énergie finale ne doit pas dépasser 50 kWh/m²/an. La conception d'un habitat passif (et/ou bioclimatique) se base sur six grands principes:

  1. isolation thermique renforcée, fenêtres de grande qualité;
  2. suppression des ponts thermiques;
  3. excellente étanchéité à l’air;
  4. ventilation double flux (avec récupération de chaleur);
  5. captation optimale, mais passive de l’énergie solaire et des calories du sol;
  6. limitation des consommations d’énergie des appareils ménagers.

Pour être certifié passif, un logement doit répondre à des critères précis, qui varient légèrement d’une Région à l’autre.

  • Le besoin en énergie pour le chauffage doit être inférieur ou égal à 15 kWh/m².an, soit l’équivalent de 1,5 litres de mazout par mètre carré et par an;
  • L’étanchéité à l’air doit être parfaite: n50 < 0,6 h-1, constatée par le test Blowerdoor (test d'infiltrométrie);
  • Le pourcentage de surchauffe dans le bâtiment (plus de 25°C) doit être inférieur ou égal à 5%;
  • L’énergie primaire du bâtiment doit être inférieure ou égale à 45 kWh/m².an pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et les auxiliaires (critère de la Région Bruxelles Capitale). Les standards actuels, développés dans des pays de type nordique et donc inadaptés aux situations par exemple méditerranéennes, n’ont pas encore trouvé de consensus international. Plus d’info sur la Plate-forme Maison passive.

Maison Quasi Zéro Energie

Une maison Quasi Zéro Énergie est une maison dont: l’enveloppe est bien isolée et étanche à l’air les systèmes sont performants la faible quantité d’énergie nécessaire pour se chauffer et produire de l’eau chaude est majoritairement produite à partir de source d’énergie renouvelables.

La norme Q-ZEN deviendra obligatoire pour toutes les constructions à partir de 2021.  Pour nous, 2021 c’est demain. Nous conseillons les maîtres d’ouvrage de construire dès maintenant des habitations répondant aux normes passive, quasi passive ou (très) basse énergie. C’est ce que nous avons fait (voir le tableau en page d’accueil ) et si c’était à refaire, nous irions encore plus loin dans la lutte pour réduire encore le taux d’infiltration.

Maison très basse energie

Il existe également un standard « très basse énergie » en Région de Bruxelles-Capitale définit comme suit : la demande énergétique totale pour le chauffage et le refroidissement des pièces doit rester limitée à 30kWh/(m².an) de surface de référence énergétique. Une consommation en énergie primaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et les auxiliaires électriques inférieure ou égale à 95 kWh/m².an.

Maison zéro-énergie

du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2011, le standard « zéro-énergie » était, au niveau fédéral, définit comme suit: l’habitation zéro-énergie doit répondre aux critères du standard passif, la demande résiduelle d’énergie pour le chauffage et le refroidissement des locaux doit être totalement compensée par l’énergie renouvelable produite sur place soit par un système de chauffage de l’eau par l’énergie solaire ; des panneaux photovoltaïques pour transformer l’énergie solaire en énergie électrique ; des pompes à chaleur qui utilisent l’énergie emmagasinée sous forme de chaleur : dans l’air ambiant ; sous la surface de la terre solide ; dans les eaux de surface. Depuis le 31 décembre 2011 et suite à la décision du fédéral de supprimer les avantages fiscaux pour les dépenses faites en vue d’économiser l’énergie, les propriétaires des habitations « zéro-énergie » ne bénéficient d’aucune aide financière supplémentaire (voir article « Réduction fiscale », rubrique Le standard passif > Les primes et réductions fiscales, pour de plus amples informations). Cependant, la pmp asbl réalise toujours des certifications de bâtiments « zéro-énergie ». Ce certificat « pmp » vous permet alors d’apporter une« plus-value » à votre bâtiment. Notez également que selon le site internet du Parlement Européen , « tous les nouveaux bâtiments construits après le 31 décembre 2018 devront être en mesure de produire leur propre énergie ».(ndlr : être « zéro-énergie ») Toujours selon cette même source, « les bâtiments « zéro-énergie » sont ceux « dont la consommation d’énergie primaire est inférieure ou égale à leur production propre d’énergie », du fait de leur « très haut niveau d’efficacité énergétique » ».

Maître d’ouvrage

Le maître d’ouvrage est la personne, morale ou physique, publique ou privée, propriétaire ou affectataire d’un patrimoine immobilier. Il doit assurer la bonne gestion à la fois prospective et curative de son patrimoine. Il effectue la programmation des opérations nouvelles pour lesquelles il doit raisonner en coût global sur la durée de vie du patrimoine. Il peut confier la conduite d’opération à un prestataire. (http://www.ecoresponsabilite.environnement.gouv.fr/).

Menuiserie extérieure

Le bois

Les portes et les fenêtres en bois contribuent nettement au confort de l’habitation. Elles confèrent toujours davantage de chaleur et disposent d’une capacité isolante naturelle élevée. Elles ne laissent aucune chance aux ponts thermiques et à la condensation. Le bois isole, en outre, très efficacement contre le bruit, l’eau et le vent. La menuiserie en bois offre également une bonne sécurité en cas d’incendie: elle ralentit l’incendie, car le bois se carbonise d’abord. Le bois est extrêmement flexible. Il est usinable dans toutes les dimensions, toutes les formes et tous les profils, du classique au moderne. Le bois est, en outre, résistant aux effractions. S’il est tout de même endommagé, il est facilement réparable. Le choix des espèces de bois qui conviennent, est très large. Quelques exemples: le padouk d’Afrique, l’amarante, le châtaignier, le chêne d’Europe, l’iroko, le dark red meranti, le merbau, le sapelli, le sipo, le jatoba, l’afzelia, le douglas, l’Oregon pine, le mélèze. Les menuiseries extérieures en bois possèdent une grande capacité isolante. La valeur lambda (λ) exprime la conductivité de la chaleur par le bois. Plus la valeur est basse, mieux le bois isole. Le bois comprend deux valeurs λ : 0,13 W/mK pour les résineux et 0,18 W/mK pour les feuillus. (Source: Eurabo)

Le PVC

Châssis PVC isolant :

  • Profilé de minimum 5 ou 6 chambres
  • Double ou triple vitrage superisolant
  • Haute isolation thermique et acoustique
  • Joints périphériques isolants

Châssis PVC esthétique :

  • Vaste gamme de coloris.
  • Coloris imitation bois (ébène, acajou, chêne foncé, chêne clair, chêne doré, cèdre, merisier, noyer,…)
  • Châssis bicolore (exemple, intérieur blanc et extérieur imitation bois)
  • Look aluminium avec film granuleux ou sablé
  • Poignées et accessoires assortis
  • Evacution des eaux par le bas

Châssis PVC durable :

  • Ne nécessite pas d’entretien
  • Grande stabilité
  • Profil PVC équipé de renforts en acier galvanisé
  • Système d’évacutation des eaux (par le bas)

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L’aluminium

Châssis ALU isolant :

  • Isolation optimale jusqu’à 1,0 W/m2K
  • Double ou triple vitrage superisolant
  • Haute isolation thermique et acoustique
  • Profilé à rupture de pont thermique

Châssis ALU esthétique :

  • Vaste gamme de coloris.
  • Châssis bicolore (exemple, intérieur blanc et extérieur d’un autre coloris)
  • Poignées et accessoires assortis

Châssis ALU durable :

  • Laque lisse ou laque structurée résistante aux rayures
  • Profilé alu stable et résistant aux fluctuations de température

châssis BOIS-ALU. Les avantages du bois à l’intérieur et ceux de l’ALU à l’extérieur :

  • Grande performance thermique
  • Moderne, design
  • Profilé plus fin

Niveau E

Le niveau E représente la performance d’un bâtiment et de ses installations fixes (p.e. chauffage) en termes d’énergie. Plus bas est le niveau E, plus économe est le bâtiment.
Le niveau E dépend de plusieurs facteurs :
• la compacité
• l’isolation thermique
• l’étanchéité à l’air
• la ventilation
• le chauffage et la production d’eau chaude
• l’orientation et l’ensoleillement
• le système de refroidissement
• l’installation d’éclairage (bâtiments administratifs et écoles)
Les déperditions de chaleur se situent souvent à hauteur des fuites d’air. Ces fuites peuvent localement provoquer de l’humidité de condensation et endommager la construction. Il est donc important que les percements de la couche isolante à l’air (tuyaux, câbles) sont colmatés à l’aide de manchons appropriés.

Niveau K

Le niveau K représente le niveau d’isolation thermique global d’un bâtiment. Plus la valeur K est faible, moins il y a de déperditions de chaleur. Le niveau dépend avant tout de la compacité du bâtiment, des valeurs U relatives aux différents éléments de la construction, et des ponts thermiques. En Belgique les réglementations actuellement en vigueur (normes PEB/EPB) diffèrent légèrement d’une région à l’autre. À titre d’exemple, en Flandre une maison passive requiert une valeur K15 (dans la pratique variant entre K10 et K20), une maison basse-consommation K30, une habitation neuve K40.

Nœud constructif

Le terme ‘nœud constructif’, souvent encore appelé ‘pont thermique’, désigne les endroits où les parois de l’enveloppe du volume protégé se rejoignent (jonction) et les endroits où la couche isolante est interrompue localement, linéairement ou ponctuellement (acrotères, fondations, raccords aux fenêtres,…). En cet endroit, le flux de chaleur peut être particulièrement dense, ce qui se traduit par des températures de surface plus basses que sur le reste de la paroi. Cela peut engendrer une sensation de paroi froide. Il s’agit donc d’une source d’inconfort thermique.Ils peuvent être de deux formes. Soit linéaires lorsque la perte thermique se fait le long d’une jonction de deux éléments du bâtiment. Exemple : un pied de mur non isolé alors que le reste du mur l’est. Soit ponctuels lorsqu’un mur isolé est perforé par un élément avec une conductivité thermique élevée ou dans des angles de bâtiments. Exemple : la jonction entre deux murs et le sol, ou au niveau d’un ancrage qui traverse une paroi isolée.
Le risque de condensation au droit d’un nœud constructif est dû à la combinaison de deux facteurs: une température de surface de la paroi trop basse, et une humidité absolue de l’air intérieur trop élevée.

OSB

Un panneau de grandes particules orientées aussi appelé panneau à copeaux orientés et panneau structural orienté (en anglais, OSB pour Oriented Strand Board) est un produit dérivé du bois. Il se présente sous la forme de panneaux de 6 à 25 mm d’épaisseur, composés de copeaux de bois orientés dans des directions spécifiques, et collés ensemble par une résine.

Ossature bois

a construction à ossature bois est un système de construction où la structure portante se compose d’une ossature de montants et traverses en bois, revêtus de panneaux.
Elle se compose presque entièrement de bois et de matériaux à base de bois, entre autres des panneaux tels que l’OSB (Oriented Strand Board), le contre-plaqué, le bois lamellé-collé ou le LVL (Laminated Veneer Lumber). La construction à ossature est une méthode de construction saine, écologique et rapide, qui convient particulièrement pour des bâtiments à faible consommation d’énergie. Elle est appliquée aussi bien pour des maisons que pour des blocs ou des bâtiments utilitaires. Les constructions les plus hautes atteignent actuellement (2015) neuf étages (‘Stadthaus’ Londres).

Panne faîtière

Une (panne) faîtière est une panne située au sommet de la charpente. Elle supporte l’extrémité supérieure des chevrons ou des plaques de couvertures.

Panne sablière

La panne sablière est une poutre placée horizontalement à la base du versant de toiture, sur le mur de façade. On la nomme ainsi car on la posait sur un lit de sable, qui en fuyant, permettait à la poutre de prendre sa place lentement. La panne sablière reprend donc le poids de la charpente puisque généralement les pieds des chevrons prennent appui sur la sablière.

Pare-vapeur

Un écran pare-vapeur est constitué d’un film ou d’un matériau à haute résistance contre la diffusion de vapeur (au dessus de 30m), à travers lequel la vapeur d’eau ne se diffuse pas ou très peu. La pose d’un tel écran sur la face intérieure des parois afin d’empêcher la migration de l’humidité intérieure vers les éléments constructifs (y compris la couche d’isolation), est généralement déconseillée. Pendant la saison chaude, le sens de la diffusion se renverse souvent, l’humidité à l’intérieur de l’isolation risque alors de s’accumuler.

Pont thermique

Un pont thermique désigne une zone ponctuelle ou linéaire de la construction où la barrière isolante est interrompue. Zone de moindre résistance thermique réduisant l’efficacité d’une isolation thermique : par exemple l’about de plancher en mur de façade. Il convient de considérer 2 types de ponts thermiques :
– Les ponts thermiques de liaison.
– Les ponts thermiques intégrés.
Les ponts thermiques de liaison : Il se caractérise par un coefficient de transmission thermique linéique moyen du à la liaison de deux (ou plus) parois dont une au moins est en contact avec l’extérieur (unité: W/m.K). La réglementation thermique française fixe des valeurs maximales pour les coefficients linéiques des constructions :
maisons individuelles: 0.99 W/m.K
bâtiment à usage d’habitation : 1.10 W/m.K
autres bâtiments : 1.35 W/m.K
Dans les bâtiments, on rencontre principalement les ponts thermiques de liaison suivant :
– liaison périphérique de plancher bas avec mur.
– liaison périphérique de plancher intermédiaire ou sous combles aménageables, avec un mur.
– liaison périphérique avec un mur des planchers hauts de type terrasse
Pour mémoire, le coefficient Up global de la paroi se calcule à partir du coefficient Uc en partie courante, corrigé des ponts thermiques intégrés. Les règles de calcul réglementaire préconisent d’utiliser cette valeur Up pour le calcul Ubat du bâtiment. A titre d’exemple, des pattes métalliques utilisées dans l’isolation de rampants de combles ou bien de murs créent des ponts thermiques de l’ordre de 3 à 4% du Uc. Un autre exemple concerne le complexe de doublage collé sur mur: il n’y pas de pont thermique intégré correspondant à une fixation traversant l’isolant.

Revêtement façades

Un bardage est un système d’éléments de parement qui se placent sur une ossature en bois ou en métal fixée sur la maçonnerie. Un bardage ne supporte pas la rétention d’eau. Il doit donc être ventilé, autrement dit, l’air doit pouvoir circuler derrière le bardage. À cette fin, on ménage un vide qui permet l’évacuation de l’humidité provenant d’infiltrations ou de condensation. En effet, cette « deuxième peau » n’a pas pour fonction première d’être étanche à l’eau. Pour protéger la façade de l’humidité, un pare-pluie est obligatoirement placé entre la lame d’air et le mur.

Le choix du revêtement d’une façade est multiple:

Les lames en bois massif

Leur avantage est avant tout esthétique : rien n’égale l’aspect du bois. Suivant l’essence sélectionnée, elles sont naturellement résistantes aux intempéries : mélèze, pin Douglas, red cedar… ou après un traitement thermique approprié comme la Rétification, une technique récente qui consiste à chauffer progressivement le bois jusqu’à une très haute température. Le résultat est spectaculaire : le bois Rétifié est plus dur et plus stable. Et le traitement s’applique sur des bois locaux (hêtre, frêne, peuplier, épicéa, pin maritime), ce qui permet de réduire la pollution liée au transport longue distance des bois exotiques. Un bardage en bois massif peut aussi être personnalisé sur site (à l’aide d’une lasure ou d’une peinture) ou directement en usine (bois prépeint). Mais il existe aussi des bardages de couleur réalisés en usine.

Les lames en lamellé-collé

Ce sont des lames de bois collées sous pression. Elles ont le même aspect que les modèles en bois massif et une durabilité équivalente, mais permettent des longueurs et des largeurs plus importantes. Elles exigent un traitement de surface.

Les lames en bois composite

Elles ressemblent à s’y méprendre au bois massif (toucher, esthétique…). Leur fabrication à base de fibres et particules de bois recyclées et de résines polymères leur confère résistance et stabilité. Les lames sont imputrescibles, ne se fissurent pas, résistent aux ultraviolets et aux écarts de température (très peu de variation dimensionnelle). Rien que des avantages, mais un prix plus élevé

Les panneaux en contreplaqué

Très tendance chez les architectes maîtrisant le style contemporain, l’usage du contreplaqué en extérieur exige l’utilisation de panneaux aux caractéristiques précises. La matière première doit être de qualité CTB-X, cette norme définit les panneaux contreplaqués aptes aux emplois extérieurs. Les panneaux sont réalisés à partir de feuilles en bois déroulées et collées entre elles. Ce type de bardage nécessite un travail de calepinage pour limiter des chutes trop importantes.

Les lames en fibres et ciment

Comme leur nom l’indique, elles sont composées de fibres de cellulose liées avec du ciment. Disponibles dans de nombreux coloris ou prêtes à peindre, elles présentent des effets veinés leur donnant l’apparence du bois. Bien posées, elles supportent les conditions climatiques les plus sévères, résistent à l’humidité ainsi qu’aux insectes et au feu. Proposé le plus souvent sous forme de lames, ce bardage existe aussi en panneaux.

Les pierres minces

De faible épaisseur (entre 15 et 30 mm), elles sont fixées à l’aide d’un système d’accrochage en acier inoxydable ou clipsées sur des profils horizontaux adaptés. Ces derniers facilitent le remplacement en cas de casse. Un tel bardage donne différents aspects pierre à la façade. Attention : ce type de revêtement est limité aux bâtiments de un et deux niveaux, pas plus.

Les ardoises

Aujourd’hui, les ardoises sont naturelles ou en fibres-ciment. Celles en fibres-ciment peuvent recevoir un semis minéral très fortement pigmenté assurant la durabilité de la coloration. Elles sont posées droites ou en diagonale.

Les parements en terre cuite

Le bardage en terre cuite se décline sous forme de tuiles, de panneaux et de briques. Il est disponible également dans une large palette d’aspects et de couleurs. Les atouts du bardage en tuiles : une bonne récupération des apports solaires par la maçonnerie. Mais attention, ces matériaux sont sensibles aux chocs.

Source et adresses utiles:

http://www.energieplus-lesite.be

http://www.maisonpassive.be/

http://energie.wallonie.be/fr/index.html?IDC=6018

http://www.eurabo.be/fr/

Stockage thermique

Chaque matériau est capable de stocker de la chaleur. La capacité thermique volumique est l’aptitude d’un volume de matériau à stocker la chaleur thermique. Représentée par le symbole c, cette valeur est le produit de la chaleur spécifique et de la densité du matériau. Elle s’exprime en Wh/m³.K ou en J/m³.K. Plus la valeur est élevée, plus le volume de matériau a la capacité de stocker la chaleur. Une paroi composée de matériaux à haute capacité thermique peut stocker la chaleur pendant la journée pour ensuite la libérer pendant la nuit. D’autre part, il faudra un peu plus de temps pour chauffer l’intérieur pendant l’hiver. En été, la même paroi freine la chaleur venant de dehors, et facilite une climatisation agréable.Les structures légères, comme par exemple les toits en pente et l’ossature bois, exigent une isolation à haute capacité thermique. Les matériaux isolants bio-écologiques possèdent de meilleures propriétés thermiques et massiques que les matériaux à base synthétique ou de laine minérale.

Surchauffe

La grande chaleur estivale peut entraîner une température trop élevée à l’intérieur. Il existe également un indicateur de surchauffe, pour la Région bruxelloise repris dans la législation régionale PEB. Suivez à ce sujet le lien Guide Bâtiment Durable. Pour la Wallonie, voir les pages web. Le projet de construction peut anticiper par différents équipements: saillie de toiture, auvents, stores manuels ou mécaniques, vitrage pare-soleil etc. Pour les structures légères comme les toitures en pente et l’ossature bois, le choix du matériau d’isolation importe beaucoup. Des matériaux très performants en hiver peuvent être décevants en été. Le bon matériau d’isolation possède une capacité de stockage thermique supérieure. Par exemple, l’isolation fibres de bois ou l’isolation flocons cellulosiques. Enfin, pour maintenir une fraîcheur agréable en été, l’étanchéité à l’air doit être correctement conçue et posée.

Superficie utile totale

La superficie utile totale est la somme des surfaces des différents niveaux du bâtiment, calculées entre les murs ou parois extérieures ; l’épaisseur de ces murs ou parois n’est pas prise en compte dans cette somme.

A cette définition, on peut ajouter que la superficie utile totale comprend aussi la surface des espaces adjacents non chauffés (caves, garage, grenier, atelier…). La superficie utile totale doit être comptabilisée par bâtiment et non pas pour l’ensemble des bâtiments d’un projet. Dans le cas de bâtiments mitoyens, s’il n’existe aucun accès entre les bâtiments, la superficie utile totale est calculée de manière séparée pour chaque bâtiment.

Dans tous les cas, il faut renseigner la superficie utile totale du volume protégé (au niveau de chaque noeud « unité PEB ») et du ou des volumes non protégés.

À partir de l’adresse <http://energie.wallonie.be/fr/05-10-superficie-utile-totale.html?IDC=9092&IDD=113617>

Valeur lambda (λ)

La valeur lambda, indiquée par le caractère Grec équivalent  λ, représente la conductivité thermique et donc la valeur isolante relative d’un matériau. Plus la valeur lambda est basse, moins le matériau conduit la chaleur, et mieux le matériau isole. La valeur lambda permet donc de comparer les matériaux d’isolation indépendamment de leur épaisseur. On peut utiliser le coefficient de conductivité thermique d’une paroi (mesuré en laboratoire et donné dans les documentations des fabricants) et l’épaisseur du matériau pour calculer les déperditions thermiques au travers de cette paroi sur une période (un an, un hiver…). Les calculs officiels doivent être basés sur la valeur déclarée de la conductivité thermique λD des matériaux utilisés. Cette valeur est déterminée selon la norme NBN EN ISO 10456. Le contraire de ce terme est la résistance à la chaleur ou la valeur R.

Valeur n50

n50 est le nombre de volume d’air renouvelé par heure à une différence de pression de 50 pascals, en [1/h] aussi exprimé [h-1] et [vol/h] ou [m³/h.m³] dans la norme NBN D 50-001. La différence de 50 pascal correspond à un vent de 32km/h (une petite tempête) appliqué sur toutes les façades du bâtiment, comparable à un vent ambiant de 3 à 4 Beaufort. Le nombre n50 est aussi appelé taux de renouvellement d’air ou débit de fuite rapporté au volume intérieur du bâtiment. Il est utilisé pour caractériser les maisons passives (n50 < 0,6 [1/h]) et correspond à la valeur d'étanchéité à l'air à encoder dans le logiciel PHPP. Il correspond à n50 = V50/Vbâtiment où Vbâtiment est le volume intérieur du bâtiment. Divisé par 20, il représente une approximation des débits d'infiltration moyens sur l'année ou taux de ventilation saisonnier moyen. En multipliant n50 par la compacité C, on obtient approximativement v50 (car n50 mesuré par rapport au volume intérieur et v50 mesuré par rapport aux surfaces extérieures). L’étanchéité à l’air est exprimée en n50h-1. Une habitation traditionnelle obtient en moyenne 7 à 12 h-1, tandis qu’une construction basse énergie affiche 1 à 1,5 h-1. Et une maison passive requiert une valeur n50 inférieure à 0,6 h-1.La valeur n50 est mesurée à l’aide du BlowerDoor-test.

Valeur R

La valeur R ou la résistance thermique représente la puissance isolante d’une couche d’isolation donnée. Plus le facteur R d’un isolant est élevé, plus il est efficace en empêchant l’entrée de la chaleur et le froid. Il est obtenu en divisant l’épaisseur de la couche (en mètre) par la valeur lambda (λ) du matériau, exprimé en m²K/W. Pour être admissible à une subvention, l’ isolation de la toiture doit être de minimum 3,5 m²K/W en Wallonie et en Flandre et 4 en Région Bruxelles-Capitale.

Valeur U

La valeur U, ou coefficient de transmission thermique U d’un élément de construction correspond à la quantité de chaleur qui s’échappe par seconde par m² et par degré d’écart de température au travers d’un mur, d’un sol, d’un toit … Le coefficient U dépend de l’épaisseur et de la nature des matériaux mis en œuvre. Plus la valeur U, exprimée en W/m²K, est basse, plus grande est la puissance isolante de l’élément. La valeur U est le contraire de la résistance thermique totale. Cette résistance est calculée sur base des valeurs R (résistance thermique) de tous les éléments constructifs. Chaque partie de la construction doit répondre aux valeurs maximales (U-max) de la norme PEB (NBN D50-001).Dérivées, entre autres: Uf du châssis d’une fenêtre, Ug du vitrage d’une fenêtre, Uw d’une fenêtre entière.

Vitrage feuilleté

Le vitrage feuilleté est un des types de vitrage de sécurité. Il est composé de deux ou plusieurs feuilles de verres assemblées par un ou plusieurs intercalaires (épaisseur 0,38mm) de polyvinylbutyral (PVB), collées sur toute leur surface. Après la mise en place du PVB, l’adhérence parfaite au verre est obtenue par traitement thermique sous pression. L’efficacité de la protection dépend du nombre de films de PVB utilisés. La sécurisation de ce type de vitrage: en cas de bris, les morceaux de verre restent collés à l’intercalaire, le vitrage reste maintenu dans son châssis. Codification: les premiers chiffres indiquent l’épaisseur en mm de chaque feuille de verre utilisée, le chiffre après le point indique le nombre de films de PVB. Un vitrage 33.2 consiste en deux feuilles de verre de 3 mm collées par deux films de PVB. L’autre type de vitrage de sécurité le plus courant est le verre trempé thermique. Ce verre a subi un traitement thermique dans un four de trempe, augmentant fortement sa résistance mécanique (cinq fois celui du verre non traité) ou sa résistance au choc thermique. La fragmentation spécifique permet de considérer ce verre comme un produit de sécurité dans de nombreuses applications, entre autres dans la construction. Le verre de sécurité peut subir des traitements techniques complémentaires combinant sa capacité de protection avec une isolation thermique améliorée, une résistance UV, une meilleure isolation sonore, un effet auto-nettoyant, des décorations etc.

Vitrage isolant

Un vitrage isolant thermique est composé de deux ou plusieurs (double, triple etc.) feuilles de verre minces séparées par une lame d’air ou de gaz déshydraté via un espaceur. Un joint assure l’étanchéité et la cohésion de l’ensemble. Une couche à basse émissivité apposée sur le verre des vitrages à haut rendement (HR) permet de ne laisser s’échapper qu’une petite partie de la chaleur intérieure vers l’extérieur. Les anciens doubles vitrages, sans cette couche basse-émissivité, étaient remplis d’air tandis que les vitrages à haut rendement actuels sont remplis d’un ‘gaz rare’, ce qui augmente leurs performances d’isolation. Généralement il s’agit de l’argon; dans les triples ou quadruples vitrages, le krypton, moins courant à cause de la rareté de ce gaz. La performance isolante du vitrage est exprimée par la valeur Ug  [W/(m²K)], le coefficient de transmission thermique par conduction, par convection et par rayonnement au centre d’un vitrage. Plus cette valeur est faible, plus l’isolation thermique du vitrage est performante et moins les besoins en chauffage sont importants. Les performances des vitrages isolants sont augmentées par l’utilisation d’espaceurs Warm Edge ou espaceurs chauds en acier inox ou en matière plastique, diminuant fortement les déperditions thermiques à la périphérie du vitrage. Toutefois, l’amélioration apportée par ce type d’espaceur n’a pas d’influence sur la valeur Ug du vitrage (déperdition thermique en son centre), mais améliore le coefficient de transmission thermique Uw de la fenêtre complète (vitrage+espaceur+châssis). Autres critères importants dans l’évaluation et le choix du type de vitrage isolant thermique:

  • La transmission lumineuse TL: exprimée en %, elle correspond à la quantité de lumière naturelle qui pénètre au travers d’un vitrage. Plus cette valeur est élevée, plus l’éclairage naturel est important et moins le recours à l’éclairage artificiel est nécessaire.
  • Le facteur solaire g: exprimé en %, il représente la transmission totale d’énergie solaire au travers d’un vitrage. Il s’agit de la somme du rayonnement transmis directement et du rayonnement absorbé qui est réémis vers l’intérieur du bâtiment. Plus ce facteur est élevé, plus les apports solaires sont importants (y compris le risque de surchauffe en été).

Le vitrage isolant acoustique s’appuie sur le même principe d’assemblage double ou multiple de feuilles de verre, combinant le plus souvent l’isolation acoustique à l’isolation thermique. L’affaiblissement sonore est obtenu en majeure partie par l’épaisseur divergente des feuilles, la largeur du vide, l’utilisation d’un PVB spécifiquement acoustique.L’isolation acoustique (indice d’affaiblissement acoustique Rw) peut être de l’ordre de 45 décibels (dB).

Volume protégé

C’est le volume de l’ensemble des locaux du bâtiment (y compris les dégagements) que l’on souhaite protéger des déperditions thermiques vers l’extérieur, vers le sol, vers des espaces adjacents ou constructions attenantes.Il comprend bien sûr les locaux chauffés mais également ceux chauffés indirectement (sans présence de corps de chauffe prévus mais où un minimum de chaleur est souhaité grâce aux gains thermiques des locaux attenants). Le volume protégé est enveloppé par la surface de déperdition. Le volume protégé et la surface de déperdition constituent la compacité du volume. L’ unité qui représente l’ étanchéité à l’air du volume protégé est la valeur n50.